Un petit nouveau dans le cercle des éditeurs islâmiques, Le turban noir, semble se vouer à l’édition d’ouvrages du guénonien Charles-André Gilis, jusqu’alors édité par Al-Bouraq. Après La petite fille de neuf ans et Tawhîd et ikhlâs est paru dernièrement La papauté contre l’islam. Ce dernier traite principalement du “changement d’attitude” opéré selon l’auteur par la papauté vis-à-vis de l’islâm. Selon lui toujours, la papauté aurait pris le parti des sionistes contre l’islâm.
L’auteur tente, en invoquant certains symboles propres à la papauté et à l’église romaine, de montrer que cette nouvelle posture de celles-ci va à l’encontre de leurs natures propres. Il fait évidemment appel, dans le même temps, à Ibn al-’Arabî et à l’enseignement de René Guénon.
Ce mélange des genres finit par étourdir le lecteur. On obtient un fourre-tout dans lequel se retrouvent nez-à-nez des citations du Noble Coran, des anecdotes historiques, des faits d’actualité, des notions tirées de Ibn al-’Arabî et de René Guénon. Sans aucune cohérence de pensée.
De surcroît, on se pose la question du bien-fondé des présupposés de Charles-André Gilis, en particulier celui selon lequel la papauté aurait un jour été favorable à l’islâm. Alors que le livre se propose de nous retracer la “genèse d’une dérive”, on a envie de demander à l’auteur: où et quand avez-vous vu la papauté pour l’islâm ?
as-salâmu ‘alaykum
Akhi
Quel est l’intérêt de parler de ce genre d’ouvrages, lui-même sans intérêt.
Comment par Al-Kanz — juin 29, 2007 @ 2:20
Il est vrai que ce type d’ouvrage qui alimente la polémique et le flou sur les relations islamo-chrétiennes déja très tendue, n’est pas le bienvenu. Qu’attendent les maisons d’éditions islamiques françaises pour publier enfin des livres qui répondent aux attentes d’un lectorat qui ne demande que d’apprendre, à condition que ceux çi soient de qualité?
Comment par miloud — juin 29, 2007 @ 4:47
Salam alaykoum,
Cher frère, vous portez une jugement très/trop sévère sur le dernier ouvrage de Charles-André Gilis.
Ce livre, que je juge excellent, apporte des analyses très intéressantes sur l’évolution de l’institution catholique.
D’autre part, l’auteur ne défend nullement l’idée que la papauté ait pu être « pour l’islam ». Cette idée est absente du livre et ne peut pas être déduite du titre du livre comme vous le faîtes. L’auteur insiste sur la dramatique accélération de la dégénérescence de cette institution, voilà tout.
Fraternellement,
Rizqî
Comment par Rizqî — septembre 8, 2007 @ 10:31
As-salam ´aleikum,
A good and valiant essay. Without doubt, the author´explanation reflect a deep knowledge of the matter. Certainly no point is object of discussion. I do´nt understand why to be in disagreement with some questions would be “alimenter la polémique”, that says Mr. Miloud in the last response. And something more: when will understand the muslims that they are the real christians? Mr. Gilis is doing not only a clarification but a real judgement, in all senses. Wa Allah yahdi as-sabil…
´Alikum as-salam.
Comment par Badr b. Habash — novembre 18, 2007 @ 2:41